Dr Daniel LemaitreChirurgie réfractive · Paris

Blog · Cataracte

15 choses à savoir sur la chirurgie de la cataracte

Quinze questions fréquentes avant une opération de la cataracte, avec des repères généraux à compléter par l’avis de votre ophtalmologiste.

1. Quand se faire opérer de la cataracte ?

L’intervention est envisagée lorsque la cataracte gêne la vie quotidienne : baisse de vision, mais aussi perte de contraste, couleurs ternes ou difficultés à voir la nuit. La décision se prend avec l’ophtalmologiste, en fonction de la gêne ressentie et de l’examen de l’œil.

2. Faut-il attendre que la cataracte soit « mûre » ?

Non. Cette attente date d’une époque où le cristallin était retiré d’un seul bloc. Aujourd’hui, il est fragmenté par ultrasons, parfois après une étape au laser : un cristallin moins dur est souvent plus simple à traiter. Il n’est donc généralement pas utile d’attendre une cataracte très avancée.

3. L’opération est-elle douloureuse ?

Elle est en général peu ou pas douloureuse ; une sensation de pression autour de l’œil est fréquente. L’anesthésie est le plus souvent locale, par gouttes ou par une injection autour de l’œil. Une anesthésie générale peut être discutée dans certaines situations, par exemple lorsqu’il est difficile de rester immobile allongé.

4. Quand pourrai-je reconduire ?

La reprise de la conduite dépend de la vision obtenue, qui doit respecter les normes légales, et de l’avis du chirurgien. Elle est souvent possible après quelques jours. Des lunettes de soleil peuvent réduire la gêne liée aux lumières vives.

5. Quand reprendre les tâches habituelles ?

Les activités légères (cuisine, lecture, écrans) peuvent généralement être reprises rapidement. Il est conseillé d’éviter de porter des charges lourdes, les efforts intenses, la poussière et le jardinage pendant la période indiquée par le chirurgien, souvent la première semaine.

6. Quand reprendre la natation ou le sport ?

La baignade (piscine, mer) est habituellement déconseillée pendant plusieurs semaines pour limiter le risque d’infection. Le sport intense est en général évité la première semaine ; la marche reste possible. Suivez les consignes remises après l’intervention.

7. Quand voit-on le résultat ?

La vision s’améliore souvent dans les premiers jours, mais la récupération varie selon les patients. D’autres maladies, comme le diabète ou une atteinte de la rétine, peuvent la limiter. La vision se stabilise généralement en quelques semaines, et une nouvelle correction de lunettes peut alors être prescrite.

8. Peut-on se passer de lunettes après l’opération ?

Certains implants visent à réduire la dépendance aux lunettes : implants multifocaux ou trifocaux (vision de loin, intermédiaire et de près), implants à profondeur de champ étendue, ou stratégie de monovision (un œil réglé pour le loin, l’autre pour le près). Ils comportent aussi des inconvénients possibles, comme des halos ou une baisse de contraste. Avec un implant monofocal réglé pour le loin, des lunettes de lecture restent le plus souvent nécessaires. L’indépendance totale aux lunettes n’est pas garantie : le choix se discute selon vos besoins et l’état de vos yeux.

9. Je suis astigmate : peut-on le corriger ?

Un implant dit torique peut réduire l’astigmatisme au cours de l’opération. Selon son importance et sa forme, la correction peut être complète ou partielle.

10. J’ai eu un herpès oculaire : puis-je être opéré ?

Oui, le plus souvent, mais le virus peut se réactiver après l’intervention. Un traitement antiviral préventif est habituellement prescrit autour de l’opération, pour une durée fixée par l’ophtalmologiste.

11. J’ai un glaucome : l’opération est-elle possible ?

Oui, de préférence lorsque le glaucome est équilibré. Dans certains cas, un dispositif de drainage miniaturisé peut être posé pendant l’opération de la cataracte afin de faciliter l’évacuation du liquide de l’œil. Il peut permettre de réduire le traitement, sans garantie de pouvoir l’arrêter ; le suivi du glaucome reste indispensable.

12. J’ai un kératocône : puis-je être opéré ?

Oui, mais les mesures de l’œil et le calcul de l’implant sont plus délicats, et le résultat visuel est moins prévisible. L’astigmatisme lié au kératocône peut parfois être en partie corrigé par un implant torique, si la cornée est stable.

13. La cataracte peut-elle revenir ?

Non, le cristallin opacifié est retiré définitivement. En revanche, la membrane qui maintient l’implant peut s’opacifier dans les mois ou années suivants (on parle de « cataracte secondaire »). Elle se traite au cabinet par un laser YAG, un geste rapide et généralement indolore, qui comporte lui aussi de rares risques.

14. J’ai eu une greffe de cornée : puis-je être opéré ?

Oui, mais l’intervention comporte un risque de rejet du greffon, traité par collyres corticoïdes, ainsi qu’un risque de décompensation de la cornée pouvant nécessiter une nouvelle greffe. Ces risques sont évalués avant l’opération.

15. Aurai-je des points de suture ?

Le plus souvent non : l’incision principale mesure environ 2 mm et se referme seule. L’implant, replié, est introduit par cette incision puis se déplie dans l’œil. Dans certaines interventions plus complexes, un ou deux points peuvent être nécessaires et sont retirés après cicatrisation.

À retenir

Comme toute chirurgie, l’opération de la cataracte comporte des risques, rares mais possibles (infection, inflammation, œdème, décollement de rétine…). Pour une vue d’ensemble du parcours, lisez aussi l’essentiel à savoir sur l’opération de la cataracte.

Sources et information patient

Ces informations ne remplacent pas un examen médical. Le bilan permet de discuter l’indication, les alternatives et les risques, sans garantie de résultat.

Demander une consultation
Appeler Être rappelé