Dr Daniel LemaitreChirurgie réfractive · Paris

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Opération de la myopie : choisir le LASIK ou la PKR ?

Le LASIK et la PKR sont les deux techniques de chirurgie réfractive au laser les plus utilisées pour corriger la myopie. Comprendre leur principe, leurs contraintes et leurs risques aide à préparer la discussion avec le chirurgien.

Le LASIK

Le LASIK consiste à découper une fine lamelle de cornée (le volet), le plus souvent au laser femtoseconde, puis à remodeler la cornée sous ce volet au laser excimer. Le volet est ensuite repositionné, sans suture.

Il peut corriger la myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme, chez l’adulte dont la correction est stable. La récupération visuelle est généralement rapide et la gêne des premiers jours limitée.

La PKR

La PKR (photokératectomie réfractive), ou « laser de surface », utilise aussi le laser excimer, mais sans volet : la fine couche superficielle de la cornée (l’épithélium) est retirée avant le traitement, puis se reforme en quelques jours.

Une lentille pansement est posée pendant la cicatrisation. Les premiers jours sont souvent plus inconfortables qu’après un LASIK (douleurs, larmoiement, sensibilité à la lumière) et la récupération visuelle est plus progressive.

Ce qui les distingue

  • Volet cornéen : présent en LASIK, absent en PKR.
  • Suites : récupération en général plus rapide en LASIK, plus lente et plus inconfortable en PKR.
  • Cornée : la PKR peut être préférée en cas de cornée fine ou de certaines irrégularités, et chez les personnes exposées aux chocs (sports de contact, certaines professions).
  • Résultats : lorsqu’elles sont bien indiquées, les deux techniques donnent des résultats visuels comparables à moyen et long terme.

Risques et inconvénients

Aucune des deux techniques n’est sans risque. Parmi les effets possibles :

  • sécheresse oculaire, parfois durable ;
  • halos et éblouissements, notamment la nuit ;
  • sous-correction, surcorrection ou régression pouvant nécessiter une retouche ;
  • infection, rare ;
  • en LASIK, complications liées au volet ; en PKR, douleur des premiers jours et voile cornéen (haze) ;
  • plus rarement, fragilisation de la cornée (ectasie).

Ces interventions n’empêchent pas l’apparition de la presbytie avec l’âge.

Comment se fait le choix ?

Le choix repose sur le bilan préopératoire : épaisseur et forme de la cornée, importance et stabilité de la myopie, état de la surface oculaire, mode de vie. Lorsque les deux techniques sont possibles, leurs avantages et inconvénients sont discutés avec le patient. Le bilan peut aussi conclure qu’une autre solution, ou aucune intervention, est préférable.

Sources et information patient

Ces informations ne remplacent pas un examen médical. Le bilan permet de discuter l’indication, les alternatives et les risques, sans garantie de résultat.

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